Valais
Les réponses "béotiennes" de Jean-René Fournier
Heure des questions au parlement
ou les "béotienneries à Jean-René"
Dans le cadre de l'heure des questions au cours de la session parlementaire du mois de mars dernier, le Député Patrick CRETTENAND a interrogé de façon pertinente le Chef du DEIS. Il a demandé s'il était notamment exact que des membres de la police cantonale devaient acquérir à leurs frais certaines pièces de leur équipement.
Le Conseiller d'Etat Jean-René FOURNIER a notamment confessé(sic) devant le parlement que si l'on pensait "que, par exemple, des stylos, des réveille-matin, des tire-bouchons ou autres porte-bouteilles à l'effigie de la Police cantonale" n'étaient "pas financés par la voie de l'ordonnance sur la police" c'était une réalité.
Cette taquinerie verbale ne parvient hélas pas à masquer une certaine ignorance des réalités. A moins que ce Chef de département ne considère qu'un étui en cuir, avec plaque de police portant le numéro de matricule du détenteur et clairement décrit par le bureau du matériel du corps de police comme "pièce officielle de légitimation", n'est qu'une babiole qui n'entre pas dans l'équipement personnel prévu par ladite ordonnance.
Nous ne partageons pas cette analyse. Sans compter que la légèreté des propos sans doute provoqués par une méconnaissance du dossier nous inquiète, surtout venant d'un responsable politique de ce niveau.
Après la confession, peut-on penser que la prise en charge par l'Etat de ce matériel serait de nature à constituer une "pénitence" appropriée ?
Anne-Christine Bagnoud
Secrétaire du SSP de la Région Valais -Groupe Police

