Le point de vue du SSP

Le point du vue du SSP sur le projet de loi
visant à augmenter l'âge de la retraite


Les agents/tes de la police cantonale, à l'appel de l'Association de la Gendarmerie Valaisanne (AGV) et du Syndicat de la Police de Sûreté Valaisanne (SPSV) se sont réunis le 19 janvier dernier en assemblée générale extraordinaire, à Sion, Les participants/es ont pris connaissance avec indignation et colère du projet de loi visant notamment à porter leur âge de leur retraite de 58 à 60 ans.

Il faut constater, avec regret, que le Gouvernement n'a pas tenu compte de la position constamment défendue par les deux associations dans le cadre de ce dossier. Les propositions faites, particulièrement celle indiquant que les agents étaient prêts à envisager une augmentation raisonnable des cotisations en échange du maintien de l'âge de la retraite actuel, ont été ignorées.

On ne peut que déplorer cette attitude significative de manque de reconnaissance, de la part des autorités gouvernementales, des conditions de travail particulièrement difficiles et pénibles de la profession, ainsi que des sacrifices consentis dans le passé par les agents. En effet, les conditions salariales de base, bien que réévaluées récemment, sont toujours les moins attrayantes de Suisse romande. Or, il a toujours été relevé que l'âge de la retraite à 58 ans était l'une des composantes salariales. De plus, les contraintes imposées que ce soit au niveau professionnel ou dans le contrôle de la vie privée sont en constante augmentation.

Les agents des deux associations revendiquent clairement que le canton du Valais applique également la clause de sécurité publique inscrite dans le cadre de la dernière révision LPP, qui empêche de fait tout policier/ère de travailler passé 58 ans. Il ne fait aucun doute pour eux comme d'ailleurs pour nous et pour la Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police (FSFP) que cette clause doit s'appliquer à la profession de policiers/ères.

Pour toutes ces raisons l'assemblée a décidé, lors d'un vote à bulletins secrets, à une très forte majorité, de la mise sur pied d'une "journée de protestation" qui sera organisée par les comités entre ce jour et le jour de l'ouverture de la session du Grand Conseil valaisan durant laquelle sera traitée la question de la caisse de retraite. Les formes que prendra cette protestation ont été décidées mais ne seront communiquées qu'ultérieurement. L'AGV et le SPSV relèvent toutefois, qu'aucun/e citoyen/ne de ce canton n'aura à pâtir de ces actions. Le but poursuivi vise à sensibiliser le Parlement à leurs justes revendications.

Il va sans dire que les membres du groupe police Valais du SSP soutiennent pleinement les mesures envisagées et participeront activement à la journée de protestation. En complément nous relevons encore que, si la situation des caisses de pension est à ce point catastrophique, c'est aussi et surtout parce que l'employeur-Etat n'a pas versé sa part de cotisations au fonds commun. Il en avait légalement la possibilité, toutefois cela relativise fortement le sacrifice soi-disant consenti par la caisse cantonale qui en l'occurrence ne fait que s'acquitter de ses dettes et encore, par le biais d'un prêt.

Les Policiers/ères de ce canton attendent des parlementaires qu'ils/elles corrigent un projet de loi qu'ils/elles ressentent comme particulièrement injuste et qu'une solution impliquant le statu quo quant à l'âge de la retraite soit trouvée.

Groupe Police SSP Valais
Anne-Christine Bagnoud