Communiqué de presse

COMMUNIQUE DE PRESSE

"PAPYS SOUS LES KEPIS = SECURITE AU TAPIS"

LA POLICE CANTONALE VALAISANNE UNIE
ET DETERMINEE A DEFENDRE
SES CONDITIONS DE RETRAITE.

Le 18.11.2004 en fin de matinée, à sa demande, une délégation composée du Président du syndicat de la police de sûreté valaisanne (SPSV) et d'un représentant de l'association de la gendarmerie valaisanne (AGV) a rencontré M. Jean-René FOURNIER chef du gouvernement valaisan. A cette occasion, ces responsables syndicaux ont remis au Chef du gouvernement une lettre signée par tous les agents de la police cantonale, dont les membres du groupe police du SSP, solidaires de leurs collègues. Cette lettre réaffirme la position des syndicats et notamment leur refus d'accepter de voir l'âge de la retraite augmenter dans le cadre des mesures d'assainissements en cours.

C'est la première fois qu'une protestation signée par tous les membres de la police est émise à destination du Gouvernement. Cette démarche exceptionnelle montre bien le niveau de mécontentement régnant au sein du corps de police.

Indépendamment des questions financières, le groupe police du SSP est d'avis que la retraite englobe une composante sociale dont il est impératif de tenir compte. Nous pensons qu'il faut cesser de penser uniquement en terme d'Economie mais qu'il serait temps de tenir compte en priorité de l'aspect humain dans le cadre des décisions que l'on envisage de prendre. Le policier ne peut tout simplement plus assumer efficacement les tâches qui lui sont dévolues passé un certain âge. Pour rappel, cet âge est fixé à 58 ans en Valais et constitue une limite à ne pas franchir. Papys sous les képis = Sécurité au tapis.

De plus, comme l'avait justement relevé le Conseiller d'Etat SCHNYDER, lors d'une assemblée des délégués de la Fédération des magistrats enseignants fonctionnaires (FMEF) l'âge et la qualité de la retraire du policier est un élément de sa situation salariale globale. Ainsi, selon lui, cet "avantage" justifierait certaines disparités salariales défavorables aux policiers valaisans par rapport à ceux d'autres cantons.

Nous sommes également étonnés de constater que, parmi les experts du gouvernement aucun, à notre connaissance, n'a pris la peine de chiffrer le coût pour un policier du maintien de l'âge de sa retraite au stade actuel et de faire une proposition d'ajustement dans cette optique. Tout se passe comme si l'on se trouvait devant une volonté politique manifeste d'augmenter à tout prix l'âge de la retraite à l'exclusion de toute autre considération. Ce n'est pas correct ni normal. Ce n'est pas acceptable.

Les membres du groupe police SSP sont prêts à accompagner le SPSV et l'AGV dans toutes les actions qui seront nécessaires pour voir leurs revendications satisfaites. Ils estiment que l'union sacrée régnant actuellement entre les différents syndicats de police est seule capable de faire fléchir un monde politique qui semble considérer que les impératifs économiques justifient de reléguer l'aspect humain à la portion congrue.

SSP-Valais Groupe "police"
Novembre 2004